Dès son exposition au virus, une personne infectée peut présenter un syndrome rétroviral aigu . Il s’agit de la période d’incubation au cours de laquelle le système immunitaire est initialement exposé au VIH. Le corps tente de répondre vigoureusement au virus ; même s’il ne peut l’éliminer effectivement, il tente de le combattre alors que celui-ci tente de s’implanter dans le corps. Symptômes fréquents à ce stade de l’infection par le virus :
- fatigue ;
- perte de poids ;
- fièvre et sueurs fréquentes ;
- augmentation du volume des ganglions lymphatiques ;
- candidoses vaginales ;
- éruption cutanée ou peau squameuse.
Il peut arriver qu’un patient se souvienne avoir eu des symptômes de type grippal à un moment donné, sans avoir consulté un médecin ni avoir effectué un test de dépistage du VIH au moment de l’infection aigüe. Après cet épisode, le VIH s’installe dans le corps et la personne peut se sentir relativement bien durant plusieurs années, sans éprouver les conséquences négatives d’une exposition au virus. Durant cette période, le corps et le virus vivent dans une sorte d’équilibre. Si toutefois le virus n’est pas traité, il finira par l’emporter sur le système immunitaire et décimera tout un groupe de cellules essentielles à la lutte contre l’infection.
Lorsque l’affaiblissement du système immunitaire atteint un certain stade, la personne infectée a développé le SIDA ; elle court également un risque très important de développer des infections opportunistes capables d’affecter la quasi-totalité des organes du corps. Il arrive qu’au cours de cette période, une personne infectée présente, en plus de ceux indiqués précédemment, les symptômes suivants :
- une toux sèche ou un essoufflement ;
- des difficultés pour déglutir ou une déglutition douloureuse ;
- une diarrhée dont la durée excède une semaine ;
- des points blancs ou décolorations inhabituelles dans la bouche ;
- des symptômes de type pneumonique ;
- de la fièvre ;
- une perte de vision ;
- des nausées, crampes abdominales et vomissements ;
- des taches cutanées rouges, marrons, roses ou violettes sur ou sous la peau, ou à l’intérieur de la bouche, du nez ou des paupières ;
- des crises de type épileptiques ou un défaut de coordination ;
- des troubles neurologiques, tels qu’une dépression, des pertes de mémoire et un état confus ;
- des maux de tête et raideurs de la nuque graves ;
- un coma ;
- le développement de divers cancers.
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